La transition vers l’électromobilité s’accélère en Côte d’Ivoire. Les 11 et 12 juin 2026, le Ministère des Transports et des Affaires Maritimes a organisé, à l’Hôtel Platinium d’Angré, un atelier national de formation dédié aux véhicules électriques, avec une attention particulière portée à l’inclusion des femmes dans ce secteur en pleine émergence. Une initiative portée par le ministre Amadou Koné, qui s’inscrit dans une stratégie plus large de verdissement du parc automobile national.
Un atelier qui rassemble tous les acteurs de la mobilité
Plus de 50 représentants venus de 45 institutions différentes ont pris part aux travaux : ministères, régulateurs, collectivités territoriales, organisations féminines et partenaires techniques se sont retrouvés pour poser les bases d’une électromobilité structurée à l’échelle du pays. Cette rencontre marque le coup d’envoi du volet renforcement des capacités du Projet FEM N°11042, approuvé en novembre 2023 pour une durée de quatre ans.
Le projet, doté d’un financement de 1 607 535 USD accordé par le Fonds pour l’Environnement Mondial, bénéficie également de l’appui technique de l’ONUDI et de l’ECREEE. Six sites pilotes ont été retenus pour son déploiement : le Grand Abidjan, Korhogo, Odienné, San Pedro, Yamoussoukro et Bouaké. Autant de villes qui verront progressivement émerger les premières infrastructures et compétences liées aux véhicules électriques.
Un cadre réglementaire déjà posé
Cette formation ne sort pas de nulle part : elle s’inscrit directement dans le Décret n°2024-326 du 22 mai 2024, qui fixe un objectif clair pour la Côte d’Ivoire, à savoir atteindre 10 % de véhicules électriques dans le parc automobile national d’ici 2030. Un cap ambitieux qui nécessite, en amont, de former des professionnels capables d’accompagner cette transition sur le terrain : techniciens, gestionnaires de flotte, régulateurs et décideurs locaux.
Neuf modules pour couvrir tous les aspects de l’électromobilité
Le programme de formation a été conçu pour être complet et concret. Les participants ont suivi neuf modules abordant :
- les technologies des véhicules électriques et des bornes de recharge ;
- les bonnes pratiques de maintenance adaptées au climat et aux routes ivoiriennes ;
- les modèles économiques viables pour le contexte africain ;
- la gestion de données et le pilotage de flottes électriques.
Conseil pratique pour les futurs utilisateurs de véhicules électriques : au-delà de la formation des professionnels, tout conducteur intéressé par l’électrique doit garder en tête quelques réflexes simples, comme planifier ses trajets en fonction des points de recharge disponibles, surveiller l’état de la batterie selon les recommandations du constructeur, et privilégier un entretien régulier auprès de techniciens formés à ces nouvelles technologies.
La dimension genre, un impératif stratégique
Autre point fort de cet atelier : l’intégration systématique de la dimension genre dans la conception du projet. Les organisateurs ont fixé un objectif de 30 % de femmes parmi les personnes formées, une manière de s’assurer que la transition électrique profite équitablement à tous les acteurs de la mobilité, y compris dans des métiers traditionnellement peu féminisés comme la maintenance automobile ou la gestion de flotte.
Les prochaines étapes annoncées
En clôture des travaux, Kadjo Louis Nguetta, conseiller technique du ministre, a dévoilé le calendrier des prochaines actions. Un dialogue public-privé est prévu dès juillet, suivi d’un atelier consacré au financement climatique sensible au genre au dernier trimestre 2026. Ces rendez-vous devraient permettre de préciser les mécanismes de financement et d’impliquer davantage le secteur privé dans le déploiement des infrastructures électriques.
Ce que cela change pour les automobilistes ivoiriens
Si l’électromobilité reste encore émergente en Côte d’Ivoire, ces initiatives posent les bases d’un écosystème durable : formation des professionnels, cadre réglementaire clair et objectifs chiffrés. Pour les conducteurs curieux d’anticiper cette transition, il est déjà possible d’explorer les options disponibles. EV24.africa propose ainsi des solutions d’importation de véhicules électriques, permettant aux particuliers et aux professionnels d’élargir leurs choix bien avant que les infrastructures locales ne soient totalement déployées.
En attendant une offre électrique plus large sur le marché local, de nombreux automobilistes continueront de se tourner vers des véhicules thermiques d’occasion, fiables et adaptés aux routes ivoiriennes. Pour comparer plusieurs modèles, des citadines économiques aux SUV plus robustes, auto24.ci reste une référence pour trouver un véhicule d’occasion correspondant à son budget et à ses besoins.
En résumé
Avec cet atelier national, la Côte d’Ivoire pose une pierre supplémentaire dans la construction de sa stratégie d’électromobilité. Entre financement international, objectifs réglementaires et volonté d’inclusion des femmes, le pays affiche une ambition claire pour 2030. Reste maintenant à transformer ces formations en actions concrètes sur le terrain.
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